La SASU (Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle) séduit de nombreux entrepreneurs pour sa souplesse statutaire et la protection qu’elle offre à l’associé unique. Voici comment procéder à la création d’une SASU, quelles formalités respecter, et quels pièges éviter.
Comment créer une SASU en ligne ?
La création d’une SASU peut aujourd’hui se faire entièrement en ligne, via le guichet unique des formalités des entreprises. Cette démarche remplace les anciennes procédures papier auprès des centres de formalités des entreprises.
Le processus commence par la rédaction des statuts, qui définissent le fonctionnement de la société : objet social, capital, pouvoirs du président, modalités de prise de décision. Vient ensuite le dépôt du capital social sur un compte bloqué, auprès d’une banque ou d’un établissement habilité, qui délivre une attestation nécessaire à l’immatriculation.
Une fois ces étapes réalisées, le dossier complet (statuts signés, attestation de dépôt de capital, justificatif de siège social, formulaire de déclaration) est déposé sur le guichet unique. L’administration transmet ensuite les informations aux organismes concernés (Insee, services fiscaux, sécurité sociale), ce qui aboutit à l’attribution d’un numéro SIREN et à l’immatriculation officielle de la société.
De nombreuses plateformes en ligne (comme Indy) proposent un accompagnement pour sécuriser chaque étape, de la rédaction des statuts jusqu’à la publication de l’annonce légale.
Quelles sont les formalités de création d’une SASU ?
Plusieurs formalités sont incontournables pour finaliser la création d’une SASU.
La rédaction des statuts
Ce document doit être rigoureusement rédigé, car il encadre l’ensemble du fonctionnement futur de la société, y compris les règles de nomination et de révocation du président.
Le dépôt du capital social
Même symbolique, un capital doit être déposé sur un compte dédié avant l’immatriculation, avec délivrance d’une attestation obligatoire pour la suite du dossier.
La publication d’une annonce légale
La création de la société doit être annoncée dans un journal habilité, afin d’informer les tiers de son existence. Cette formalité, payante, doit reprendre des mentions précises fixées par la réglementation.
Le dépôt du dossier sur le guichet unique
L’ensemble des pièces justificatives doit être transmis via cette plateforme, seul point d’entrée pour l’immatriculation depuis la suppression des CFE.
La réception du numéro SIREN et de l’extrait Kbis
Une fois le dossier validé, la société obtient son immatriculation officielle, matérialisée par un extrait Kbis, indispensable pour ouvrir un compte bancaire professionnel ou signer des contrats.
Quelles sont les erreurs à éviter lors de la création ?
Négliger la rédaction des statuts
Utiliser un modèle générique sans l’adapter à son activité réelle peut créer des difficultés de gouvernance ou de fiscalité par la suite.
Sous-évaluer le capital social
Un capital trop faible peut nuire à la crédibilité de la société auprès des partenaires, banques ou clients potentiels.
Oublier certaines mentions obligatoires dans l’annonce légale
Une annonce incomplète peut retarder l’immatriculation ou nécessiter une republication payante.
Mal anticiper le régime social et fiscal du président
Le statut du président de SASU, assimilé salarié, implique des cotisations sociales spécifiques qu’il faut intégrer dans son prévisionnel dès la création.
Se précipiter sans accompagnement
Faire relire ses statuts et son dossier par un professionnel permet d’éviter des erreurs coûteuses à corriger après l’immatriculation.





